Quels sont les principaux facteurs à l'origine du gaspillage lié aux coûts du cloud ?

Les principaux facteurs à l'origine du gaspillage lié aux coûts du cloud sont les ressources inactives ou sous-utilisées, les mauvaises pratiques de balisage, la prolifération incontrôlée du cloud et la mauvaise gestion des engagements relatifs aux instances réservées. À eux quatre, ces facteurs représentent la majeure partie des dépenses inutiles liées au cloud dans les entreprises de toutes tailles. Comprendre chacun d'entre eux vous offre un point de départ clair pour réduire le gaspillage et prendre des décisions plus éclairées quant à l'affectation réelle de votre budget cloud.

Pourquoi les coûts liés au cloud s'envolent-ils ?

Les coûts liés au cloud deviennent incontrôlables car le modèle de tarification à la consommation de l'infrastructure cloud facilite l'allocation des ressources, mais complique le suivi et la gestion de leur utilisation au quotidien. Contrairement aux dépenses informatiques traditionnelles, les coûts liés au cloud s'accumulent de manière continue et silencieuse, souvent sans que la responsabilité ni l'obligation de rendre des comptes ne soient clairement attribuées au niveau des équipes.

Le problème fondamental n’est pas le manque de données. La plupart des organisations ont accès à des rapports de coûts et à des tableaux de bord de facturation. Le véritable problème est que la visibilité à elle seule ne suffit pas à susciter l’action. Lorsqu’aucune équipe ne se sent responsable d’une facture cloud, l’optimisation ne relève de la responsabilité de personne. Les équipes d'ingénierie se concentrent sur les performances et la rapidité de mise en œuvre. Les équipes financières reçoivent des factures qu'elles ne parviennent pas à interpréter. Les responsables informatiques voient les montants totaux, mais pas les décisions qui les sous-tendent.

C'est cet écart structurel entre ceux qui dépensent et ceux qui paient qui transforme des coûts liés au cloud, à l'origine gérables, en coûts incontrôlables. gaspillage lié aux dépenses dans le cloud. Si l'on ajoute à cela le rythme effréné du déploiement des logiciels modernes, où de nouveaux environnements sont créés chaque jour, l'écart ne cesse de se creuser.

Qu'entend-on par « ressources inutilisées » et « ressources sous-utilisées » ?

Les ressources inactives et sous-utilisées sont des actifs cloud qui ont été provisionnés et facturés, mais qui n'apportent que peu, voire aucune valeur ajoutée à l'entreprise. Les ressources inactives sont activées mais ne sont pas utilisées activement ; il s'agit par exemple de machines virtuelles fonctionnant en dehors des heures de travail ou de volumes de stockage associés à des charges de travail mises hors service. Les ressources sous-utilisées sont en cours d'exécution, mais consomment bien moins de capacité que celle qui leur a été allouée.

Ces deux types constituent des gaspillage lié aux coûts du cloud. Une machine virtuelle dimensionnée pour faire face aux pics de charge, mais dont le taux d'utilisation du processeur n'atteint que 5 % lors d'une journée type, représente un coût lié à une capacité inutilisée. Il en va de même pour les environnements de développement et de test que les équipes oublient d'arrêter le week-end, ou pour les instances de base de données conservées bien après la fin d'un projet.

Le « rightsizing » est la solution standard. Cela consiste à ajuster la configuration des ressources en fonction des besoins réels de la charge de travail, plutôt qu’en fonction d’une demande hypothétique ou d’un scénario catastrophe. Le « rightsizing » sur AWS, Azure et GCP peut permettre de réaliser des réductions de coûts significatives, mais il nécessite une surveillance continue plutôt qu’un examen ponctuel. Les charges de travail évoluent, et une ressource correctement dimensionnée aujourd’hui peut s’avérer surdimensionnée en quelques semaines si les habitudes d’utilisation changent.

En quoi un mauvais étiquetage des ressources entraîne-t-il un gaspillage dans le cloud ?

Un mauvais étiquetage des ressources entraîne un gaspillage dans le cloud, car il empêche d'imputer avec précision les coûts aux équipes, aux applications ou aux unités opérationnelles qui les génèrent. Sans étiquettes fiables, les entreprises ne peuvent pas identifier quelles charges de travail sont coûteuses, à qui elles appartiennent, ni si les dépenses sont justifiées par la valeur apportée.

Le balisage est la base de gestion des coûts du cloud. Lorsque les balises manquent, sont incohérentes ou sont appliquées sans taxonomie commune, la répartition des coûts devient impossible. Le service financier ne peut pas imputer les coûts à la bonne unité opérationnelle. Les équipes d'ingénierie n'ont aucune visibilité sur l'impact financier de leurs choix architecturaux. La direction ne peut pas prendre de décisions éclairées quant aux domaines dans lesquels investir ou réaliser des économies.

Les conséquences en aval vont au-delà du simple reporting. Sans données de balisage fiables, les politiques de gouvernance automatisées ne peuvent pas fonctionner correctement. Il est impossible d’appliquer des limites de dépenses, de déclencher des alertes ou d’identifier des anomalies au niveau des charges de travail si les données ne sont pas fiables. Un balisage inadéquat complique également l’élaboration de prévisions précises, ce qui entraîne des dépassements budgétaires qui semblent imprévisibles, même lorsque leur cause première est structurelle.

La mise en place d'une politique de balisage cohérente, son application grâce à l'automatisation et la vérification régulière de sa conformité constituent les mesures concrètes permettant de combler cette lacune. Il ne s'agit pas d'une démarche ponctuelle, mais d'une pratique de gouvernance continue.

Qu'est-ce que la prolifération du cloud et pourquoi entraîne-t-elle une augmentation des coûts ?

La prolifération du cloud désigne la multiplication incontrôlée des comptes, services, environnements et ressources cloud au sein d'une organisation, généralement sans supervision ni gouvernance centralisées. Elle entraîne une augmentation des coûts, car les ressources s'accumulent plus rapidement qu'elles ne sont examinées ou mises hors service, et parce que la fragmentation des environnements rend plus difficile la mise en œuvre de pratiques d'optimisation cohérentes.

L'expansion anarchique commence souvent par de bonnes intentions. Les équipes de développement mettent rapidement en place des environnements pour rester agiles. Les divisions opérationnelles adoptent des services cloud de leur propre chef pour gagner en rapidité. Des projets informatiques parallèles voient le jour sans que les services informatiques ou financiers n'y soient associés. Chaque décision semble logique prise isolément, mais leur effet cumulatif se traduit par un parc cloud dont personne n'a une vue d'ensemble.

Les répercussions financières sont considérables. Des services font double emploi lorsqu’les équipes ignorent les capacités existantes. Des environnements créés pour des projets à court terme perdurent indéfiniment. Les coûts liés aux licences et à l’assistance se multiplient entre des comptes fragmentés. Et comme aucune équipe ne dispose d’une vue d’ensemble, il n’y a pas de moment naturel pour procéder à un bilan et à une consolidation.

Les structures de gouvernance qui définissent qui peut attribuer quoi, dans quelles conditions et avec quelle autorisation constituent le moyen le plus efficace de limiter l'étalement urbain. Pratiques FinOps fournir le cadre permettant de relier ces décisions de gouvernance à la responsabilité financière au sein de toutes les équipes.

En quoi les erreurs liées aux instances réservées et aux engagements entraînent-elles un gaspillage du budget cloud ?

Les erreurs liées aux instances réservées et aux engagements entraînent un gaspillage du budget cloud lorsque les entreprises souscrivent des engagements de capacité à long terme qui ne correspondent pas à leurs habitudes d'utilisation réelles. Acheter trop se traduit par des réservations inutilisées que vous continuez à payer. Acheter trop peu signifie devoir recourir à des tarifs à la demande onéreux pour des charges de travail qui auraient été moins coûteuses dans le cadre d'un modèle d'engagement.

Les fournisseurs de services cloud proposent des remises importantes en échange d'un engagement sur un niveau d'utilisation défini, sur une durée d'un ou trois ans. Ces remises peuvent être considérables, mais elles nécessitent des prévisions précises. Si les charges de travail évoluent, si un projet est annulé ou si une application est migrée vers un autre service, l'engagement initial peut ne plus correspondre à la consommation réelle.

Parmi les erreurs courantes, on peut citer les engagements pris à un niveau trop granulaire, comme les réservations spécifiques à un type d’instance qui ne peuvent pas s’adapter aux différentes charges de travail, ou les engagements basés sur la demande de pointe plutôt que sur l’utilisation moyenne. Les entreprises omettent également souvent de revoir et d’ajuster leurs engagements à mesure que leur infrastructure cloud évolue, ce qui permet à des réservations inadaptées de perdurer pendant des mois, voire des années.

Pour bien gérer les engagements, il faut mettre en place un rythme régulier de révision, définir clairement les responsabilités relatives au portefeuille d'engagements et assurer une coordination entre les décisions techniques et la planification financière. C'est un domaine où le manque de coordination entre les équipes techniques et financières se traduit directement par un gaspillage de dépenses.

Quels outils et pratiques permettent d'éliminer le gaspillage lié aux coûts du cloud ?

Les outils et les pratiques qui permettent le plus efficacement d'éliminer le gaspillage lié aux coûts du cloud sont ceux qui allient visibilité financière, responsabilité clairement définie et rythme décisionnel régulier. La technologie à elle seule ne suffit pas. Les outils permettent de mettre les données en évidence, mais seules la gouvernance et la collaboration interfonctionnelle permettent de transformer ces données en actions concrètes.

Parmi les pratiques utiles, on peut citer :

  • Restructuration continue : Vérifiez régulièrement les configurations des ressources par rapport à leur utilisation réelle et adaptez-les en fonction de la demande effective plutôt que de la capacité allouée.
  • Gouvernance du balisage : Mettre en place une taxonomie de balisage cohérente dans tous les environnements cloud afin que chaque coût puisse être attribué à un responsable, à une application ou à une unité opérationnelle.
  • Rythme de gestion des engagements : Examiner les instances réservées et les plans d'économies selon un calendrier défini, en fonction de la planification des capacités et des prévisions de charge de travail.
  • Politiques relatives au cycle de vie de l'environnement : Suspendre ou arrêter automatiquement les environnements hors production en dehors des heures de travail et signaler les ressources qui s'exécutent depuis longtemps afin qu'elles soient examinées.
  • Analyses transversales des coûts : Réunissez régulièrement les équipes des services financiers, informatiques et d'ingénierie afin d'analyser les tendances en matière de dépenses, de remettre en question les hypothèses et de hiérarchiser les mesures d'optimisation.

Le passage d'un système de reporting des coûts réactif à un système proactif optimisation des coûts du cloud C'est ce qui distingue les organisations qui gèrent le gaspillage lié au cloud de celles qui se contentent de le surveiller.

Comment nous vous aidons à réduire les coûts superflus liés au cloud

Nous aidons les organisations à aller au-delà de la simple visibilité des coûts pour adopter une approche active et encadrée gestion des coûts du cloud qui offre des résultats mesurables. Nos services FinOps sont conçus pour s’attaquer aux causes structurelles du gaspillage dans le cloud, et non pas simplement pour en traiter les symptômes.

En travaillant avec nous, vous bénéficiez :

  • A Évaluation du niveau de maturité FinOps pour faire le point sur votre situation actuelle en matière de ressources humaines, de processus, de gouvernance et d'outils
  • Répartition des coûts complets pour l'ensemble des conteneurs, des frais d'assistance et des environnements multicloud, afin que chaque euro dépensé soit clairement attribué à un responsable
  • Accompagnement à la rationalisation des effectifs sur AWS, Azure et GCP, en s'appuyant sur des données d'utilisation réelles plutôt que sur des hypothèses
  • Cadres de gouvernance qui définissent les rôles, les pouvoirs de décision et une cadence d'optimisation régulière au sein des services financiers, informatiques et d'ingénierie
  • Intégration avec Gestion des activités technologiques (TBM) pour établir un lien entre les dépenses liées au cloud, la valeur ajoutée pour l'entreprise et les priorités stratégiques

Nos clients ont réalisé jusqu’à 30% d’économies sur leurs dépenses liées au cloud en intégrant ces pratiques dans un modèle opérationnel FinOps cohérent. Si vous souhaitez évaluer la situation actuelle de votre entreprise et déterminer quel est son potentiel d’optimisation réaliste, contactez-nous pour discuter d'une évaluation FinOps.

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