Comment gérez-vous les coûts liés au cloud au sein des différentes divisions de l'entreprise ?

Vous gérez les coûts liés au cloud au sein des différentes unités opérationnelles en mettant en place un modèle structuré de répartition des coûts du cloud qui attribue chaque dépense liée au cloud à l'équipe, au produit ou au service qui l'a générée. Cela nécessite à la fois un système cohérent de marquage des ressources, des politiques de gouvernance et un cadre de responsabilité partagée qui relie les dépenses liées au cloud aux résultats opérationnels. Les sections ci-dessous répondent aux questions les plus courantes que se posent les entreprises lors de la mise en place de cette structure.

Pourquoi est-il si difficile de répartir les coûts liés au cloud entre les différentes unités opérationnelles ?

La répartition des coûts liés au cloud entre les différentes unités opérationnelles s'avère difficile, car l'infrastructure cloud est partagée, dynamique et utilisée à la demande, ce qui complique la définition de limites claires en matière de responsabilité. Contrairement à l'informatique traditionnelle, où le matériel est attribué physiquement, les ressources cloud sont souvent mises en service par plusieurs équipes utilisant les mêmes comptes, abonnements ou clusters, sans lien automatique avec l'unité opérationnelle responsable.

Plusieurs facteurs viennent aggraver ce problème. Premièrement, les services partagés, tels que les réseaux, les outils de sécurité et les frais d’assistance, ne peuvent pas être clairement attribués à un seul utilisateur. Deuxièmement, les équipes d’ingénierie prennent leurs décisions de dépenses en temps réel, tandis que les équipes financières ne reçoivent généralement la facture que plusieurs semaines plus tard. Troisièmement, les politiques de marquage sont rarement appliquées de manière cohérente dès le départ, ce qui fait qu’une grande partie des dépenses reste non attribuée.

On aboutit ainsi à un schéma bien connu : les données relatives aux coûts du cloud sont rendues visibles, mais il est impossible d’en établir la responsabilité. Le service informatique reçoit la facture, tandis que les équipes à l’origine de la consommation n’ont aucune visibilité sur l’impact financier de leurs décisions. En l’absence d’une responsabilité clairement définie, l’optimisation reste ponctuelle et les discussions sur les coûts restent réactives plutôt que stratégiques.

Qu'est-ce qu'un modèle de répartition des coûts du cloud et comment fonctionne-t-il ?

Un modèle de répartition des coûts du cloud est un cadre structuré qui attribue les dépenses liées au cloud aux unités opérationnelles, équipes, produits ou services ayant consommé ces ressources. Il repose sur la combinaison du marquage des ressources, des hiérarchies de comptes ou d’abonnements et des règles de répartition des coûts partagés, de sorte que chaque dollar dépensé dans le cloud puisse être attribué à un responsable.

Un modèle d'allocation pratique fonctionne généralement selon trois niveaux :

  • Affectation directe : Les ressources étiquetées ou placées dans des comptes appartenant à une unité opérationnelle spécifique sont directement affectées à cette unité. Il s'agit de la méthode la plus précise et la moins contraignante, à condition que les règles d'étiquetage soient respectées.
  • Répartition proportionnelle : Les coûts d'infrastructure partagés sont répartis entre les unités opérationnelles en fonction d'un indicateur d'utilisation, tel que le nombre d'heures de calcul consommées ou le pourcentage des dépenses totales. Cette pratique est courante pour les services de réseau, de surveillance et de plateforme.
  • Allocation fixe : Certains coûts partagés sont répartis selon une clé de répartition prédéterminée, telle que l'effectif ou la contribution au chiffre d'affaires, lorsque les données d'utilisation ne sont pas disponibles ou ne sont pas pertinentes.

Le modèle ne fonctionne que si les données sous-jacentes sont fiables. Cela implique de faire respecter les normes de marquage avant le déploiement des ressources, de contrôler régulièrement les dépenses non marquées ou mal marquées, et d’aligner la logique d’imputation sur la manière dont l’entreprise mesure réellement la responsabilité des coûts. Un modèle d’allocation bien conçu ne se contente pas de répartir les coûts. Il offre la visibilité financière dont les unités opérationnelles ont besoin pour prendre des décisions éclairées concernant leur consommation de cloud.

Quelle est la différence entre le « chargeback » et le « showback » dans le cloud ?

Le « chargeback » du cloud signifie que les unités opérationnelles sont effectivement facturées pour leur consommation de cloud, les coûts étant imputés à leurs budgets. Le « showback » du cloud signifie que les unités opérationnelles peuvent voir ce que coûte leur utilisation du cloud, mais qu'aucun transfert financier n'a lieu. La distinction essentielle réside dans le fait de savoir si cette visibilité se traduit par un impact réel sur le budget.

Comment fonctionne le rejet de débit ?

Dans un modèle de refacturation, la facture du cloud est ventilée par unité opérationnelle et les coûts correspondants sont officiellement imputés au budget de chaque unité. Cela renforce considérablement la responsabilité financière, car les équipes ressentent les conséquences directes de leurs décisions en matière de dépenses. La refacturation fonctionne bien dans les organisations où les unités opérationnelles disposent d’une véritable autonomie budgétaire et où le service informatique agit en tant que prestataire de services interne.

Comment fonctionne le « showback » ?

Dans un modèle de « showback », les mêmes données de coûts sont générées et communiquées aux unités opérationnelles, mais elles restent à titre informatif. Aucun transfert d'argent n'a lieu. Le « showback » constitue souvent le point de départ idéal pour les organisations qui souhaitent sensibiliser leurs équipes aux coûts du cloud pour la première fois, ou lorsque l'infrastructure de facturation interne nécessaire à la refacturation n'est pas encore en place. Il permet de développer une prise de conscience des coûts sans nécessiter de modifications des systèmes financiers.

De nombreuses entreprises commencent par le « showback », puis évoluent vers le « chargeback » à mesure que leur modèle d’allocation gagne en maturité et que les unités opérationnelles développent la capacité de gérer directement leurs budgets cloud. Aucun des deux modèles n’est intrinsèquement supérieur. Le choix approprié dépend de la structure de gouvernance financière de votre entreprise, de la maturité de vos données de marquage et d’allocation, ainsi que du degré de responsabilité financière que vous souhaitez confier à chaque équipe.

Comment utilisez-vous le système de balisage pour suivre les dépenses liées au cloud par unité opérationnelle ?

Le système de balisage permet de suivre les dépenses liées au cloud par unité opérationnelle en attribuant des balises de métadonnées cohérentes à chaque ressource cloud dès sa création, puis en utilisant ces balises comme clé primaire pour le reporting et la répartition des coûts. Des balises telles que unité opérationnelle, centre de coûts, demande, et environnement Permettez à votre plateforme de gestion des coûts du cloud de filtrer et de regrouper les dépenses selon les combinaisons de votre choix.

Pour que le système de balisage fonctionne dans la pratique, il ne suffit pas d'adopter une convention de nommage. Voici les étapes à suivre :

  1. Définir une taxonomie de balises obligatoires : Convenez d'un ensemble fixe de balises obligatoires valables pour tous les fournisseurs de services cloud. Veillez à ce que la liste soit suffisamment courte pour être appliquée, mais suffisamment complète pour faciliter l'attribution. En général, cinq à huit balises suffisent pour répondre à la plupart des besoins en matière de reporting.
  2. Appliquer les balises lors du déploiement : Utilisez des outils de gestion des politiques natifs du cloud, tels que les politiques AWS Service Control, Azure Policy ou les politiques d'organisation GCP, pour bloquer ou signaler la création de ressources lorsque les balises requises sont absentes.
  3. Effectuez régulièrement des contrôles et apportez les corrections nécessaires : Générez des rapports hebdomadaires sur les dépenses non étiquetées ou mal étiquetées. Attribuez la responsabilité de la correction à l'équipe en charge de chaque compte cloud ou projet.
  4. Gestion des ressources non étiquetables : Certains coûts liés au cloud, tels que les forfaits d'assistance et les frais de transfert de données, ne peuvent pas être directement affectés à des étiquettes. Définissez la manière dont ces coûts seront répartis, selon des règles proportionnelles ou forfaitaires, afin qu'ils ne créent pas de lacune permanente dans vos rapports.

La rigueur en matière de balisage constitue le fondement de toutes les autres pratiques de gestion des coûts du cloud. Les modèles de répartition, les processus de refacturation et les efforts d’optimisation reposent tous sur des données de balisage claires et cohérentes. Les entreprises qui investissent dès le départ dans la gouvernance du balisage s’épargnent ainsi la tâche fastidieuse et coûteuse consistant à attribuer rétrospectivement des années de dépenses non balisées.

Quels outils permettent de gérer les coûts liés au cloud dans plusieurs divisions de l'entreprise ?

Les outils permettant de gérer les coûts liés au cloud dans plusieurs divisions de l'entreprise se répartissent en trois catégories : les outils de facturation natifs intégrés à chaque fournisseur de services cloud, les plateformes FinOps tierces compatibles avec plusieurs fournisseurs, et les solutions intégrées de gestion financière informatique qui relient les coûts liés au cloud aux dépenses technologiques globales.

Les outils natifs d'AWS (Cost Explorer, AWS Cost and Usage Report), d'Azure (Cost Management + Billing) et de Google Cloud (Cloud Billing) fournissent les données brutes relatives aux coûts et permettent un filtrage de base par compte, projet ou balise. Ils sont utiles dans les environnements à fournisseur unique, mais s'avèrent limitatifs lorsque vous avez besoin d'une vue unifiée sur un parc multicloud ou lorsque vous souhaitez relier les coûts du cloud à ceux de l'infrastructure sur site.

Des plateformes tierces telles que Apptio Cloudability ajouter la normalisation inter-fournisseurs, la détection des anomalies, des recommandations d'optimisation des ressources, ainsi que des rapports plus sophistiqués sur l'allocation et la refacturation. Ces plateformes sont spécialement conçues pour les organisations qui gèrent leurs dépenses cloud à grande échelle, impliquant plusieurs équipes et plusieurs fournisseurs.

Pour les organisations qui souhaitent replacer les coûts liés au cloud dans le contexte global de leur portefeuille informatique, l’intégration d’une plateforme FinOps à un cadre de gestion technologique de l’entreprise (Technology Business Management) permet de relier les dépenses liées au cloud aux services, aux produits et aux résultats commerciaux. Cela permet ainsi de répondre non seulement à la question “ Combien avons-nous dépensé ? ”, mais aussi à celle de “ Quelle valeur ces dépenses ont-elles générée ? ”.”

Comment le FinOps aide-t-il les entreprises à maîtriser leurs dépenses liées au cloud à grande échelle ?

Le FinOps aide les entreprises à maîtriser leurs dépenses liées au cloud à grande échelle en créant un modèle opérationnel partagé qui rassemble les services financiers, informatiques et d'ingénierie autour d'un ensemble commun de données, de processus et de structures de responsabilité. Plutôt que de considérer la gestion des coûts du cloud comme un simple exercice de reporting, le FinOps intègre la prise en compte des coûts dès le stade des décisions qui déterminent ces dépenses.

La distinction entre la gestion des coûts du cloud et le FinOps est importante. La gestion des coûts rend les dépenses visibles. Le FinOps permet d'agir sur ces dépenses. Pour ce faire, il met en place un rythme décisionnel régulier, attribue clairement la responsabilité des coûts du cloud au niveau des équipes et veille à ce que les compromis entre coûts, performances et risques soient évalués en continu, plutôt que d'être examinés a posteriori.

À grande échelle, le FinOps permet de remédier à quatre problèmes courants que le simple reporting ne peut pas résoudre :

  • Lacunes en matière de responsabilité : des données sur les coûts existent, mais personne n'est chargé d'en tirer parti
  • Des informations qui ne débouchent pas sur des décisions, car il n'existe pas de processus structuré permettant de hiérarchiser les axes d'optimisation
  • Des fonctions cloisonnées où les services financiers, informatiques et d'ingénierie optimisent chacun leurs activités selon leur propre point de vue, sans coordination
  • Les processus manuels qui ne parviennent pas à suivre le rythme de la complexité et de l'évolution rapide des environnements cloud

Le FinOps fonctionne à n'importe quelle échelle, mais la structure de gouvernance et les outils doivent être adaptés à la complexité de votre environnement. Les organisations comptant des dizaines d'unités opérationnelles utilisant le cloud auprès de plusieurs fournisseurs ont besoin d'un modèle opérationnel plus structuré qu'une équipe unique gérant seulement quelques charges de travail.

Comment Its Value vous aide à gérer les coûts liés au cloud dans l'ensemble de vos divisions

Nous aidons les entreprises à passer d’une visibilité fragmentée sur les coûts du cloud à une pratique FinOps pleinement opérationnelle, qui s’applique à l’ensemble des divisions, des fournisseurs de cloud et des structures de gouvernance financière. Notre approche relie les dimensions techniques, organisationnelles et financières de la gestion des coûts du cloud, afin que chaque service de votre entreprise s’appuie sur les mêmes données et œuvre à la réalisation des mêmes objectifs.

Plus précisément, nous vous accompagnons dans les domaines suivants :

  • Évaluation FinOps : Un bilan structuré de votre niveau actuel de maturité en matière de gestion des coûts du cloud, couvrant les ressources humaines, les processus, la gouvernance et les outils, accompagné d'une feuille de route concrète pour l'amélioration
  • Conception de la répartition des coûts du cloud : Élaboration et mise en œuvre d'un modèle de répartition couvrant les coûts directs, les services partagés et les dépenses non identifiables sur AWS, Azure et GCP
  • Gouvernance du balisage : Définir et mettre en œuvre une taxonomie de balises permettant d'établir des rapports fiables et d'effectuer des refacturations ou des justifications de coûts au niveau des unités opérationnelles
  • Modèle opérationnel FinOps : Définir les rôles, les pouvoirs de décision, la fréquence et les processus qui permettent de transformer la visibilité des coûts en une optimisation continue
  • Intégration entre TBM et FinOps : Intégrer les coûts liés au cloud dans votre cadre global de gestion financière informatique afin que les dépenses liées au cloud soient évaluées dans le contexte de l'investissement technologique global et de la valeur ajoutée pour l'entreprise

Si vous souhaitez savoir où en est votre entreprise aujourd'hui et ce qu'il faudrait mettre en œuvre pour gérer efficacement les coûts liés au cloud dans l'ensemble de vos divisions, contactez-nous pour discuter d'une évaluation FinOps.

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